Au Japon, il a meme recule. Les taux de chomage ont par consequent augmente, avant tout aux Etats-Unis et au Japon. En decembre, le taux de chomage s’etablissait a 5,8% aux Etats-Unis et depassait ainsi de pres de 2 points son niveau du mois correspondant de l’annee precedente. Au Japon, il atteignait plus de 5% au second semestre, soit un niveau qui n’avait plus ete observe depuis le debut des annees cinquante. Dans la zone euro egalement, le taux de chomage s’est accru en automne; en moyenne annuelle, il a cependant diminue d’un demi-point, passant a 8,5%. L’aggravation du chomage a ete sensible en Allemagne surtout. Le taux de chomage du Royaume-Uni a lui aussi augmente pour s’inscrire a 5,3% en decembre; il etait cependant inferieur a son niveau de decembre 2000. Mesure aux prix a la consommation, le rencherissement s’est replie dans les pays de l’OCDE au second semestre, apres avoir encore marque une hausse dans la premiere moitie de l’annee. Son repli a decoule avant tout de la baisse des prix du petrole. Sur le marche mondial, le baril de brut valait pres de 19 dollars en decembre, soit environ un tiers de moins que le cours observe un an auparavant. Aux Etats-Unis, le rencherissement a flechi, passant de 3,4% en moyenne du premier semestre a 1,6% en decembre. Dans la zone euro, il a augmente jusqu’en mai, ou il atteignait 3,4%, puis diminue pour s’inscrire a 2,1% en decembre. Au Royaume-Uni, la hausse des prix a la consommation s’est maintenue pendant toute l’annee legerement au-dessus de 3%. Au Japon, les prix a la consommation ont diminue, comme les annees precedentes. Leur recul s’est accelere, passant de 0,3% en janvier a 1,2% en decembre. A la suite du ralentissement de la conjoncture et de la baisse des prix du petrole, les deficits des balances des transactions courantes se sont reduits dans de nombreux pays industrialises. En moyenne de la zone de l’OCDE, ils correspondaient a 1,2% du produit interieur brut, selon les estimations, contre 1,3% en 2000. Le deficit des Etats-Unis s’est contracte sensiblement, passant de 4,5% a 4,1%. La balance des transactions courantes de la zone euro etait equilibree, apres un leger deficit en 2000. Au Japon, le recul de la demande etrangere a ramene l’excedent de la balance de 2,5% a 2,1% du produit interieur brut. En dollars, le deficit des Etats-Unis s’elevait a 414 milliards, et l’excedent japonais, a 87 milliards. La croissance a faibli egalement dans les economies emergentes d’Asie. Plusieurs facteurs ont contribue a cette evolution, notamment le refroidissement de la conjoncture dans les pays industrialises, la hausse des prix du petrole durant les annees precedentes et la situation politique instable de quelques pays. L’effondrement du secteur de la technologie s’est fait ressentir tout particulierement a Taiwan, a Singapour et en Malaisie. En Inde, le ralentissement de la croissance est du principalement a une secheresse et a la fin des impulsions decoulant d’un vaste paquet de mesures budgetaires. L’economie chinoise a, selon les donnees disponibles, continue a evoluer favorablement grace a une demande interieure vive, qui a compense le recul de la croissance des exportations. Dans la plupart des pays d’Europe centrale et orientale, la conjoncture a perdu de sa vigueur en 2001. La demande interieure est restee generalement forte, mais le ralentissement de l’activite observe dans les pays industrialises a pese sur les exportations. La croissance a faibli nettement en Pologne, a la suite notamment du durcissement donne a la politique monetaire en 2000. A mesure que le rencherissement regressait, la banque centrale de Pologne a pu de nouveau relacher les renes monetaires en 2001. Les banques centrales de la Republique tcheque et de la Hongrie ont en revanche durci leur politique monetaire apres l’apparition de signes de surchauffe. Contrairement a la plupart des pays d’Europe centrale et orientale, la Roumanie et la Slovaquie ont enregistre une acceleration de leur croissance grace a une demande interieure vigoureuse. En Bulgarie aussi, la conjoncture economique favorable s’est maintenue; l’expansion y a ete toutefois moins soutenue que l’annee precedente. En Russie, la conjoncture a continue a s’ameliorer. La croissance du produit interieur brut reel a diminue d’une annee a l’autre. Atteignant 4% environ, elle etait cependant une fois encore superieure a la moyenne internationale. L’augmentation des revenus, en termes reels, et des allegements fiscaux ont contribue a stimuler la demande. Les pressions a la hausse sur les prix ont eu tendance a faiblir. Toutefois, comme de nombreux prix administres ont ete releves, le taux d’inflation s’est maintenu a son niveau de l’annee precedente, soit a pres de 20%. Grace aux progres accomplis sur le plan economique, le gouvernement russe a pu rembourser, par anticipation, une partie de la dette publique envers le FMI. En Turquie, des incertitudes economiques et politiques croissantes ont debouche, en fevrier, sur une crise monetaire. Apres la decision de laisser flotter la livre turque, celle-ci a chute sur les marches des changes, et les taux d’interet sont montes en fleche. En mai, le FMI a accorde a la Turquie un credit supplementaire de 8 milliards de dollars environ, apres l’adoption de mesures complementaires de stabilisation par le gouvernement turc. La situation economique ne s’est toutefois amelioree que faiblement. La hausse des taux d’interet a entraine un accroissement sensible de la dette publique et pese sur le systeme bancaire, deja fragile. Du fait de la crise, le produit interieur brut reel a, selon des estimations, flechi d’environ 7% en 2001. En Amerique latine, la croissance economique a marque un net ralentissement. L’economie mexicaine a ressenti avant tout les effets de l’affaiblissement de la conjoncture aux Etats-Unis. L’Argentine, en recession depuis plus de trois ans, a enregistre une aggravation de sa situation en depit de vastes programmes mis en place pour stimuler l’economie. Le pays a eu ainsi toujours plus de difficultes a assurer le service de la dette – elevee – envers l’etranger. Au debut de septembre, le FMI a octroye a l’Argentine de nouveaux prets atteignant 8 milliards de dollars, prets qui sont venus s’ajouter aux importants moyens financiers mis a disposition a la fin de 2000 pour surmonter la crise. Les nouveaux credits n’ont ete verses qu’en partie, la situation economique ayant continue a se deteriorer. En decembre, de graves troubles ont eclate dans le pays. Quant au Bresil, il a de plus en plus souffert de la crise frappant le pays voisin. L’incertitude croissante des investisseurs etrangers a conduit a une devalorisation de la monnaie bresilienne, ce qui a contraint les autorites a adopter des politiques monetaire et budgetaire plus restrictives. Pour soutenir l’economie bresilienne, le FMI a accorde un credit de 15,6 milliards de dollars en septembre. Les banques centrales des pays industrialises, qui avaient releve leurs taux directeurs en 2000 encore, ont reagi a l’affaiblissement de la conjoncture en assouplissant leur politique monetaire. Le relachement des renes monetaires a ete particulierement marque aux Etats-Unis. En Europe, les baisses de taux directeurs sont restees plus moderees. Le tassement du rencherissement et des anticipations inflationnistes a facilite les reductions de taux d’interet. En 2001, la banque centrale des Etats-Unis a abaisse onze fois son principal taux directeur, le taux de l’argent au jour le jour, le ramenant de 6,5% a 1,75%. Elle a ainsi reduit les taux d’interet plus rapidement et plus fortement que lors des precedentes phases de baisse des taux.