Elle approvisionne l’economie en billets repondant a des exigences elevees en matiere de qualite et de securite. A la demande de la Confederation, elle assure en outre la mise en circulation des pieces. Paiements sans numeraire Dans les operations de paiement sans numeraire, la Banque nationale met l’accent sur les flux interbancaires. Ces paiements passent par le Swiss Interbank Clearing (SIC). Placement des reserves monetaires L’institut d’emission est charge egalement du placement des reserves monetaires (or, devises, moyens de paiement internationaux). Ces reserves assoient la confiance dans le franc, servent a prevenir et a surmonter des crises et peuvent etre utilisees pour intervenir sur les marches des changes. Stabilite du systeme financier La stabilite du systeme financier depend avant tout de la solidite des operateurs sur les marches et d’une surveillance efficace des banques. Cette surveillance entre dans les attributions de la Commission federale des banques. La Banque nationale apporte sa contribution en menant une politique monetaire axee sur la stabilite et en participant a l’amenagement des conditions-cadres de la place financiere suisse. Statistique La Banque nationale etablit plusieurs statistiques, en particulier les statistiques bancaires et la balance suisse des paiements. Services rendus a la Confederation La Banque nationale conseille les autorites federales dans les questions monetaires. De plus, elle fournit des services bancaires a la Confederation. L’annee ecoulee a laisse des traces profondes. Les attentats terroristes du 11 septembre aux Etats-Unis ont seme mort et desolation. Ils ont montre egalement combien nos societes industrielles modernes sont vulnerables. Le systeme financier international n’a cependant pas ete destabilise par la crise. Les attentats terroristes ont frappe l’economie mondiale dans une phase de refroidissement de la conjoncture. Ce refroidissement etait attendu, mais il a pris une ampleur plus forte que prevu. Il a entraine une baisse des cours des actions, baisse qui a corrige des exces anterieurs. La Suisse n’a pas ete epargnee par ces evolutions defavorables. La croissance economique a perdu de sa vigueur au cours de l’annee, et le chomage a augmente. Face a l’affaiblissement de la conjoncture et a la diminution du risque d’inflation, les banques centrales, y compris la Banque nationale suisse, ont reagi en assouplissant nettement leur politique monetaire. La Banque nationale a ainsi cree un terrain pro-pice a une reprise durable de la conjoncture, sans toutefois menacer l’objectif de la stabilite des prix. Au debut de l’annee 2002, l’introduction des billets et pieces en euros dans douze pays europeens s’est deroulee sans probleme notable. La population a bien accepte la nouvelle monnaie. A moyen terme, elle beneficiera des gains d’efficacite qu’engendrera l’euro. L’economie suisse tirera elle aussi profit de la nouvelle monnaie europeenne. Les comptes de la Banque nationale permettent, cette annee egalement, une distribution de benefices a hauteur convenue, soit 1,5 milliard de francs, a la Confederation et aux cantons. Nous remercions tres chaleureusement les membres des autorites de la Banque ainsi que nos collaboratrices et collaborateurs du precieux soutien qu’ils nous ont apporte au cours de l’annee ecoulee. Au cours de l’annee 2001, la conjoncture a faibli nettement sur le plan mondial. Le ralentissement de l’activite economique, apparu en ete 2000 aux Etats-Unis, s’est propage a l’Europe, a l’Asie et a l’Amerique latine en 2001. La plupart des pays industrialises ont fortement ressenti les effets de la sensible hausse des prix des produits petroliers durant les annees precedentes et de la crise qui avait eclate, en automne 2000, dans le secteur de la technologie. Le refroidissement de la conjoncture s’explique aussi par le durcissement donne par les banques centrales a leur politique monetaire pour contrer, en 2000, les signes d’une surchauffe menacante. Les investissements, un moteur de la croissance au cours des annees precedentes, en ont alors subi tout particulierement le contrecoup. Reagissant a ces evolutions defavorables et a la deterioration subsequente des perspectives beneficiaires des entreprises, les marches des actions ont plonge. Les attentats terroristes du 11 septembre, a New York et a Washington, n’ont pas affecte uniquement les Etats-Unis. Ils ont eu aussi de graves repercussions sur le reste du monde. Des branches telles que le transport aerien et le tourisme ont subi de lourdes pertes. La confiance des consommateurs s’etant erodee, la consommation privee, qui avait soutenu la conjoncture jusque-la, a perdu de sa vigueur. Au second semestre, le produit interieur brut reel a regresse aux Etats-Unis, tandis que la croissance a pris fin en Europe et que la crise economique s’est accentuee au Japon. L’affaiblissement de la conjoncture a fortement freine le commerce mondial. Selon des estimations de l’OCDE, le volume des echanges mondiaux a stagne en 2001, apres avoir progresse de pres de 13% l’annee precedente. En volume, les echanges ont diminue entre les pays de l’OCDE, mais encore augmente legerement en dehors de cette zone. Dans la plupart des pays industrialises, le refroidissement de la conjoncture est alle de pair avec un repli du rencherissement. Le relachement des tensions inflationnistes a permis aux banques centrales d’assouplir leur politique monetaire. La baisse des taux directeurs a ete particulierement forte aux Etats-Unis. La conjoncture a marque un retournement tres net, aux Etats-Unis avant tout. Le produit interieur brut reel y a progresse de 1,2% seulement en 2001, apres une expansion de 4,1% l’annee precedente. Le ralentissement a decoule principalement de la contraction des exportations et des investissements des entreprises. Au second semestre, la consommation privee n’a en outre plus guere donne d’impulsions. La production industrielle a flechi; au quatrieme trimestre, le taux d’utilisation des capacites techniques a chute, passant nettement audessous du niveau observe en 1991, lors de la derniere recession. Au cours de 2001, l’affaiblissement de la conjoncture s’est etendu aux economies de la zone euro. Les exportations ont perdu de leur vigueur, et la demande interieure a de plus en plus pati de la baisse de confiance des consommateurs. Dans la seconde moitie de l’annee, l’activite economique a stagne au sein de la zone euro. En moyenne annuelle, le produit interieur brut reel a augmente de 1,2%, contre 3,5% l’annee precedente. L’Allemagne a enregistre le taux de croissance le plus faible (0,6%), alors que l’Irlande a atteint l’expansion la plus vive (5,6%). En France et en Italie, la croissance economique s’est etablie a respectivement 2% et 1,8%, soit a des taux superieurs a la moyenne. Contrairement aux Etats-Unis et a la zone euro, le Royaume-Uni a continue a beneficier d’une conjoncture favorable. Les investissements et les exportations ont certes perdu de leur dynamisme, mais la consommation est restee plus robuste que dans la plupart des autres pays industrialises. Le produit interieur brut reel s’est accru de 2,3%, contre 2,9% en 2000. L’economie japonaise a subi une nouvelle recession en 2001. Outre la degradation de la conjoncture mondiale, des problemes structurels persistants ont nui a l’economie. Le produit interieur brut reel a flechi de 0,5%, apres une hausse de 2,4% l’annee precedente. La faiblesse de la conjoncture sur le plan mondial a eu de sensibles repercussions sur les marches du travail. L’emploi n’a plus guere progresse dans la plupart des pays industrialises.