Seul le traitement des billets en produit un tiers. Toutefois, compares a d’autres produits, les billets de banque suisses n’apparaissent pas comme particulierement nocifs pour l’environnement, meme en ce qui concerne leur composition. L’essentiel de la pollution resulte de la consommation d’electricite, domaine dans lequel des mesures concretes sont envisageables. Par contre, le traitement des dechets est beaucoup moins nocive que l’on ne pensait: qu’elle passe par les UIOM, le recyclage ou le compostage, son impact ecologique reste insignifiant. Un rallongement de la duree de vie des billets de 10% permettrait de reduire la pollution de 5%. Mais les mesures que cela supposerait nuiraient a la qualite des billets en circulation. On pourrait aussi envisager de remplacer le coton par des materiaux plus neutres, tels que le chanvre ou des fibres synthetiques. On ne dispose cependant d’aucune indication sur l’imprimabilite et la surete de ces materiaux. L’analyse ecologique du cycle de vie des billets de banque facilitera les decisions futures a deux egards: d’une part, l’etude des processus de fabrication et de traitement de la huitieme serie a permis d’identifier les points sur lesquels on pourra apporter des ameliorations ecologiques efficaces; de l’autre, elle a fourni des informations qui seront utiles lors de la conception de la prochaine generation de billets. Appreciation de la situation economique et monetaire en fin d’annee (p. 8) Le 8 decembre 2000, la Banque nationale suisse a decide, en accord avec le Conseil federal, de ne pas modifier le cap de sa politique monetaire. Elle entend laisser inchangee la marge de fluctuation du Libor a trois mois, qui est fixee a 3%–4% depuis le 15 juin 2000, et envisage, jusqu’a nouvel avis, de maintenir le taux a trois mois dans la zone mediane de la marge de fluctuation. La Banque nationale ne prevoit pas un nouveau resserrement de sa politique monetaire, car rien n’indique que la stabilite du niveau des prix est menacee a moyen terme. Elle s’attend a une pour-suite de la croissance economique, a un rythme moins vigoureux. Elle table sur une augmentation du produit interieur brut reel de 2,2% en 2001, apres une expansion de 3,3% en 2000. La plus recente prevision d'inflation reste sur des perspectives favorables. La Banque nationale s’attend a un rencherissement moyen de 1,6% en 2000 et de 2,1% en 2001. Au cours de l’annee 2002, le rencherissement devrait repasser sous la barre des 2%, donc retrouver la zone que la Banque nationale assimile a la stabilite du niveau des prix. L’ecart temporaire qui devrait etre observe par rapport a la stabilite des prix est du au dynamisme de la conjoncture en 2000 et, surtout, a la hausse massive des prix des produits petroliers. Situation economique et monetaire en Suisse (p. 12) Apres la forte poussee de croissance de la premiere moitie de 2000, les impulsions se sont quelque peu attenuees dans la zone de l’OCDE au second semestre. Les prix des produits petroliers, beaucoup plus eleves, et le resserrement de la politique monetaire que les banques centrales des pays industrialises ont opere en vue de prevenir une surchauffe inflationniste ont eu des effets moderateurs. Au troisieme trimestre de 2000, l’economie suisse a conserve l’allure plus moderee qu’elle avait prise au deuxieme trimestre. En comparaison annuelle, le produit interieur brut reel a augmente de 3,6%, contre 3,8% au deuxieme trimestre. L’essor de la conjoncture reposait toujours sur une large assise. Les exportations ont continue a faire preuve de dynamisme. La demande interieure, en particulier la consommation privee et les investissements en biens d’equipement, a contribue elle aussi a la croissance economique. L’emploi a progresse une nouvelle fois, et le nombre des chomeurs a poursuivi son repli. Le rencherissement annuel, mesure aux prix a la consommation, a flechi de 0,6 point entre juillet et octobre pour s’etablir a 1,3%. En novembre, les loyers plus eleves des logements et une nouvelle hausse des prix des produits petroliers ont engendre une acceleration du rencherissement, lequel a ainsi passe a 1,9%. Au troisieme trimestre, la Banque nationale a maintenu a 3%–4% la marge de fluctuation du Libor a trois mois. Les remunerations servies sur le marche monetaire suisse sont par consequent restees dans une large mesure stables. De meme, le rendement des emprunts de la Confederation ayant une duree residuelle de dix ans n’a guere varie. L’evolution des investissements directs en 1999 (p. 40) Les exportations de capitaux en vue d’investissements directs a l’etranger ont porte sur 54 milliards de francs en 1999, soit sur un montant depassant de 27,2 milliards celui de l’annee precedente. Entre fin 1998 et fin 1999, le volume des capitaux d’investissement direct a l’etranger a augmente de 21% pour s’etablir a 308 milliards de francs. Les filiales et participations suisses a l’etranger occupaient 1,61 million de personnes, a fin 1999 comme un an auparavant. Les importations de capitaux destinees a des investissements directs en Suisse se sont inscrites a 17,1 milliards de francs, contre 13 milliards en 1998. Les capitaux d’investissement direct etrangers en Suisse atteignaient 124,6 milliards de francs a fin 1999. Ils se sont accrus de 25,7% en un an. La position exterieure nette de la Suisse en 1999 (p. 60) A fin 1999, les actifs suisses a l’etranger excedaient de 556 milliards de francs les passifs suisses envers l’etranger. Ainsi, la position exterieure nette de la Suisse a augmente de 62 milliards de francs en un an. Les actifs a l’etranger ont progresse de 20% pour s’etablir a 1972 milliards de francs. Quant aux passifs envers l’etranger, ils se sont accrus de 23%, passant a 1416 milliards de francs. Ces fortes expansions ont decoule avant tout de nouveaux investissements et de l’evaluation plus elevee des titres. La part du franc suisse etait de 15% (19% a fin 1998) du cote des actifs et de 54% (61%) du cote des passifs. L’inflation sous-jacente en Suisse (p. 66) Dans cet article, les auteurs presentent deux methodes couramment employees pour le calcul de l’inflation sous-jacente, et les utilisent avec des donnees suisses trimestrielles couvrant la periode 1983:1–2000:1. Ils montrent que le taux de croissance de la masse monetaire M3 est en general plus etroitement correle avec l’evolution future de l’inflation sous-jacente qu’il ne l’est avec l’inflation mesuree par l’IPC. Il apparait egalement que certaines definitions de l’inflation sous-jacente sont plus etroitement correlees avec l’inflation future mesuree par l’IPC, que ne l’est elle-meme l’inflation mesuree par l’IPC. Les resultats les plus encourageants proviennent de l’utilisation de taux d’inflation sous-jacente calcules par la methode de la moyenne elaguee. A ce titre, il est a noter qu’au-dela d’un certain seuil, la valeur que prend le parametre d’elagage ne semble pas jouer un role preponderant. Geldpolitische Lagebeurteilung am Jahresende (S. 8) Die Schweizerische Nationalbank beschloss am 8. Dezember 2000 im Einvernehmen mit dem Bundesrat, ihre gegenwartige Geldpolitik weiterzufuhren. Sie wird das Zielband fur den Dreimonate-Libor, das seit dem 15. Juni 2000 3%–4% betragt, unverandert belassen und den Dreimonatssatz bis auf weiteres im mittleren Bereich halten. Die Nationalbank sieht von einer erneuten Verscharfung der Geldpolitik ab, weil keine Anzeichen einer langerfristigen Gefahrdung der Preisstabilitat erkennbar sind. Sie rechnet damit, dass sich das Wirtschaftswachstum mit einem abgeschwachten Tempo fortsetzen wird. Fur das Jahr 2001 erwartet sie eine Zunahme des realen Bruttoinlandprodukts von 2,2%, nach 3,3% im Jahre 2000. Die neuste Inflationsprognose zeichnet nach wie vor ein gunstiges Bild der kunftigen Teuerungsentwicklung. Im Durchschnitt rechnet die Nationalbank mit einem Anstieg der Teuerung von 1,6% im Jahre 2000 auf 2,1% im Jahre 2001.