Par contre, les livraisons vers les Etats-Unis ont diminue de 5,2% en valeur, apres une expansion a deux chiffres l’annee precedente. Les exportations vers les economies emergentes d’Asie ont elles aussi recule d’une annee a l’autre, mais les pays exportateurs de petrole ont sensiblement renforce leurs achats de produits suisses. Les ventes a l’etranger de matieres premieres et produits semi-finis ont flechi, et celles de biens d’equipement ont stagne. En revanche, les exportations de biens de consommation ont progresse. Les prix a l’exportation (valeurs moyennes) ont augmente de 2%, contre 3,3% l’annee precedente. La deterioration de la conjoncture internationale a pese tout particulierement sur les exportations de services. Celles-ci ont diminue de 6,3%, alors qu’elles s’etaient accrues de 15,4% en 2000. La demande de biens etrangers a faibli, la conjoncture etant moins bonne. En volume, les importations de biens ont stagne (–0,4%), apres une expansion de 7% l’annee precedente. Du fait de la situation regnant dans l’industrie, les importations de biens d’equipement ainsi que de matieres premieres et produits semi-finis ont regresse. Les achats a l’etranger de biens de consommation ont quant a eux perdu de leur dynamisme. Seule la demande d’agents energetiques a marque une sensible progression, laquelle s’explique par la baisse des prix du petrole. Les prix a l’importation (valeurs moyennes) ont augmente de 1,6%, contre 6% en 2000. Le flechissement des cours, en dollars, des produits petroliers et la fermete du franc sur les marches des changes ont modere la hausse des valeurs moyennes a l’importation. L’affaiblissement de la croissance economique a eu de nettes repercussions sur le marche du travail. L’indice Manpower, qui mesure le volume des annonces d’offres d’emploi dans les journaux, s’est inscrit en repli des le printemps, et le nombre des chomeurs a sensiblement augmente jusqu’a la fin de l’annee. En moyenne annuelle, l’emploi a progresse de 1,1%, contre 2,2% l’annee precedente. Tous les secteurs economiques ont ete touches par ce ralentissement. Dans les services, le nombre des emplois a augmente de 1,3%, apres 2,6% en 2000. Si l’emploi s’est encore legerement accru dans les banques, les assurances et l’informatique, des postes ont ete supprimes dans l’hotellerie, dans les transports et communications, ainsi que dans les administrations publiques. Dans l’industrie, une hausse de 1% a ete enregistree, mais elle s’est limitee, comme l’annee precedente deja, a quelques branches, telles que la chimie, le travail des metaux, les equipements electriques et electroniques, les instruments de precision et l’horlogerie. Dans la plupart des autres branches de l’industrie, l’emploi a flechi. Dans la construction, les effectifs ont diminue legerement, apres une vive croissance en 2000. En 2001 egalement, les emplois nouvellement crees ont ete occupes dans une forte proportion par des travailleurs etrangers. Le nombre des personnes actives occupees detenant un permis d’etablissement s’est sensiblement accru; des progressions moins vives ont ete enregistrees du cote des frontaliers, des travailleurs a l’annee et, surtout, des travailleurs ayant une autorisation saisonniere. Le mouvement de repli que le chomage marquait depuis le milieu de 1997 a pris fin au cours du premier semestre de 2001. Le chomage s’est ensuite aggrave jusqu’a la fin de l’annee. En decembre, la Suisse comptait 123 500 demandeurs d’emploi et 79 500 chomeurs inscrits aupres des offices regionaux de placement (en donnees corrigees des variations saisonnieres); par rapport aux niveaux les plus bas de l’annee, ces chiffres ont augmente de respectivement 18 700 et 17 200. Ainsi, le taux de chomage s’est accru de 0,5 point pour atteindre 2,2%, et celui des demandeurs d’emploi a passe de 2,9% a 3,4%. Les disparites regionales se sont maintenues. En moyenne annuelle, le taux de chomage s’inscrivait a 2,8% tant en Suisse romande qu’au Tessin et a 1,5% en Suisse alemanique. Les entreprises ont egalement recouru davantage au chomage partiel. Environ 7200 personnes travaillaient selon un horaire de travail reduit en decembre, contre 400 au debut de l’annee. Selon l’enquete suisse sur la population active (ESPA), qui est menee une fois l’an, 3 938 000 actifs etaient occupes au deuxieme trimestre; en un an, leur progression a ete de 1,5%. Cette progression, plus forte que celle de l’annee precedente, s’explique exclusivement par l’evolution du travail a temps partiel. En effet, le nombre des personnes occupees entre 50% et 90% et celui des personnes ayant un taux d’occupation inferieur a 50% se sont accrus de respectivement 7,3% et 4,8%, alors que le nombre des personnes travaillant a plein temps a legerement diminue. Le pourcentage des personnes travaillant a temps partiel a ainsi augmente, passant de 29,3% a 30,7% de la population active occupee. La tendance a l’augmentation du travail a temps partiel etait plus marquee chez les femmes que chez les hommes. Le taux d’activite des femmes s’etablissait a 73,2%, et celui des hommes, a 89,2%. Outre la hausse du taux d’activite des femmes, l’afflux plus important de travailleurs etrangers a contribue a l’accroissement de l’emploi. Mesure a l’indice suisse des prix a la consommation, le rencherissement a faibli. En moyenne annuelle, il s’inscrivait a 1%, contre 1,6% l’annee precedente. Apres avoir attise l’inflation en 2000, les prix des produits petroliers ont baisse, d’ou un effet moderateur sur l’indice. Les prix des marchandises ont stagne, alors qu’ils avaient augmente de 3,1% l’annee precedente. Dans les services, le rencherissement s’est par contre accelere, passant de 0,4% a 1,8%. Atteignant 2,8%, soit pres du double de la variation enregistree en 2000, la hausse en un an des loyers des logements a fortement contribue a cette acceleration. Contrairement a ce qui avait ete observe l’annee precedente, les impulsions inflationnistes ont decoule principalement des marchandises et services suisses. En effet, les prix des biens suisses ont augmente de 1,7%, contre 0,7% en 2000. Ceux des biens d’origine etrangere ont en revanche flechi de 1,2%, alors qu’ils s’etaient accrus de 4,1% l’annee precedente. Les tensions inflationnistes ont faibli egalement au niveau des prix a la production et a l’importation. Apres avoir augmente de 2,7% en 2000, les prix de l’offre totale ont diminue de 0,1% l’annee suivante. Les marchandises d’origine suisse ont rencheri de 0,5%, mais les prix a l’importation ont recule de 1,6%. D’une annee a l’autre, les prix des matieres premieres ont flechi de 9,4%, et ceux des produits semi-finis, de 0,2%. Par contre, les prix des biens de consommation et ceux des biens d’equipement se sont accrus de respectivement 0,9% et 1%. En 2001, l’excedent de la balance des transactions courantes a flechi de 10,8 milliards pour s’etablir a 41,5 milliards de francs. Son repli s’explique avant tout par les soldes actifs moins eleves des services et des revenus de capitaux. En pourcentage du produit interieur brut, l’excedent de la balance des transactions courantes a par consequent diminue, passant de 12,8% en 2000 a 9,9% l’annee suivante. En valeur, les exportations de marchandises (commerce special) ont progresse de 4,1%, et les importations, de 1,1%; toutes deux avaient enregistre des taux d’expansion a deux chiffres en 2000. La balance commerciale s’est soldee par un excedent de 1,7 milliard de francs. Pour l’ensemble des echanges de biens (le commerce special, mais aussi les metaux precieux, les pierres gemmes, les objets d’art et les antiquites ainsi que l’energie electrique), le deficit a ete de 3,6 milliards de francs, soit un montant legerement inferieur a celui de l’annee precedente. Le solde actif de la balance des services s’est inscrit a 22 milliards de francs, contre 23,4 milliards en 2000.