En comparaison annuelle, son taux de croissance est reste inchange a 1,6%. Contrairement aux trimestres precedents, la plus forte hausse trimestrielle, soit 0,5%, a ete enregistree du cote des personnes occupees a plein temps; le nombre des personnes travaillant entre 50% et 89% a stagne, et celui des personnes ayant un taux d’occupation inferieur a 50% a meme diminue de 0,7%. Le travail a plein temps ayant augmente au detriment du travail a temps partiel, le nombre des heures de travail accomplies a progresse de 0,4%, soit a peu pres autant qu’au premier trimestre. En comparaison annuelle, sa hausse a atteint 1,7%, contre 1,3% au premier trimestre. D’un trimestre a l’autre, l’emploi a augmente de 0,3% dans les services et de 0,4% dans l’industrie, mais a recule legerement dans la construction. Dans ces trois secteurs, il depassait de 1,7%, 1,4% et 1,6% les niveaux de la periode correspondante de 1999. Au sein des services, il s’est accru avant tout dans le commerce de gros, dans la restauration et l’hebergement et dans les assurances. Du cote de l’industrie, des emplois ont ete crees principalement dans l’electronique, les instruments de precision et l’horlogerie. Perspectives toujours favorables Selon les enquetes menees aupres des entreprises, la demande de personnel devrait continuer a augmenter. Dans l’industrie, un manque de personnel caracterise une majorite croissante d’entreprises, selon le Centre de recherches conjoncturelles de l’EPFZ. Une telle situation n’avait plus ete observee depuis le debut des annees nonante. Les perspectives en matiere d’emploi, telles qu’elles ressortent de l’enquete de l’Office federal de la statistique (OFS), indiquent elles aussi une demande toujours croissante de main-d’oeuvre dans l’industrie et, dans une mesure moindre, dans les services et la construction. L’indice Manpower, qui mesure le volume des annonces d’offres d’emploi dans les journaux, a poursuivi sa progression au deuxieme trimestre, mais a un rythme moins vigoureux que les trimestres precedents. En outre, l’indice des places vacantes – il s’agit d’un nouvel indice publie par l’OFS – a marque une hausse. Cet indice est etabli dans le cadre de la statistique trimestrielle de l’emploi. Une place est consideree comme vacante des que des demarches sont entreprises ou vont etre entreprises prochainement pour recruter un nouveau collaborateur. Diminution du nombre des demandeurs d’emploi Au cours du deuxieme trimestre, le nombre des demandeurs d’emploi s’est une nouvelle fois replie. Il s’inscrivait a 117 300 en aout, contre 135 600 en mars. Ainsi, la part des demandeurs d’emploi a la population active etait de 3,2% en donnees corrigees des variations saisonnieres, contre 3,7% en mars. Le nombre des chomeurs inscrits a lui aussi diminue, mais un peu moins fortement. Le taux de chomage s’etablissait a 1,9% en juillet, contre 2,1% en mars. La repartition selon la duree du chomage montre que le repli a touche aussi bien les personnes sans emploi depuis peu que les chomeurs de longue duree. En comparaison annuelle, la part des personnes sans travail depuis plus d’un an a diminue, passant a 20,2%. En outre, le nombre des chomeurs arrivant en fin de droits a lui aussi flechi. Entre janvier et juin, 10 800 chomeurs sont arrives en fin de droits en 2000, contre 20 200 durant la meme periode de 1999. Le taux de chomage s’est replie dans les trois regions linguistiques. Il a diminue approximativement au meme rythme que les mois precedents en Suisse alemanique et en Suisse romande. En juillet, la Suisse alemanique avait un taux de chomage de 1,5%, et la Romandie, de 2,9%. Au Tessin, ou le chomage avait interrompu temporairement son mouvement de repli, le taux a diminue pour s’inscrire a 3,1%. Chomage partiel presque entierement resorbe Au deuxieme trimestre, le nombre des personnes touchees par des reductions de l’horaire de travail a continue a flechir. En donnees corrigees des variations saisonnieres, il etait de 440 en juillet, soit son niveau le plus bas depuis 1990. Un quart de ces personnes travaillait dans l’industrie des metaux; le solde se repartissait sur une douzaine de branches, parmi lesquelles figurait la construction. Demande croissante de main-d’oeuvre etrangere La demande croissante de personnel s’est traduite, depuis le milieu de 1999, par un recrutement plus important de main-d’oeuvre etrangere. Au deuxieme trimestre, 150 000 frontaliers etrangers travaillaient en Suisse. Leur effectif a progresse de 5% en un an. Une evolution semblable a ete observee du cote des categories de travailleurs etrangers qui sont soumises a un contingentement. L’effectif des travailleurs a l’annee a augmente de 5,9% pour s’etablir a 191000, tandis que les beneficiaires de permis de courtes durees se sont accrus de 15,6%, passant a 19000. Les contingents annuels – dans ces deux categories, 17 000 et 18 000 nouveaux permis peuvent etre attribues chaque annee – etaient sans doute presque entierement epuises, en particulier celui des travailleurs a l’annee. En outre, le nombre des saisonniers a progresse de 9% en un an. Dans les annees nonante, le contingent de saisonniers avait ete reduit de moitie, par etapes, et ramene ainsi a 88 000. Ce contingent est lui aussi nettement plus utilise qu’au deuxieme trimestre de 1999, mais la marge qui subsiste est un peu plus importante que dans le cas des deux autres categories de permis. Mesure a l’indice suisse des prix a la consommation, le rencherissement a passe de 1,4% en avril a 2% en juillet; en aout, il s’inscrivait de nouveau a 1,3%. Les prix du petrole qui, avec une ponderation de 6,3%, sont davantage pris en compte dans le nouvel indice que dans l’ancien, ont joue un role predominant dans cette evolution. Role dominant des prix du petrole dans l’evolution du rencherissement A la suite de la hausse des prix du petrole, le rencherissement s’est accelere dans les marchandises et services de provenance etrangere, passant de 4% en avril a 5,7% en juillet; en aout, il a marque un repli parallelement a la nette baisse des prix du petrole et s’inscrivait de nouveau a 3,3%. Dans les biens suisses en revanche, il etait de 0,6% en aout, soit au meme niveau qu’en avril. Prix stables dans les services Apres une hausse de 0,5% en moyenne d’avril a juillet, les prix des services etaient en aout a leur niveau du mois correspondant de 1999. Alors que les prix des services publics ont baisse de 1,3%, soit moins fortement que durant la periode precedente, les prix des services prives ont enregistre un net ralentissement de leur hausse, celle-ci passant de 1,2% en juillet a 0,3% en aout (deuxieme trimestre: 1,1%). Les loyers, qui ont augmente de 1,2% selon l’enquete d’aout, contre 1,5% en mai, ont contribue a cette evolution. La baisse des prix de 1,6% dans le groupe loisirs et culture a elle aussi joue un role; ce groupe, qui est le quatrieme en importance, entre pour une part de 10,2% dans l’indice. Les prix des telecommunications – ils figurent sous les services prives dans le nouvel indice des prix a la consommation – ont encore flechi tres fortement en aout (–20,2%). Repli du rencherissement des marchandises La baisse des prix du petrole a entraine un ralentissement de la hausse des prix des marchandises en aout, puisque ceux-ci ont augmente de 3%, contre 3,3% en moyenne d’avril a juillet. Dans les marchandises non durables, le rencherissement a continue a s’inscrire a un niveau nettement superieur a la moyenne (5%).