Objet de l’enquete Les entreprises fournissent des donnees sur le volume de leurs capitaux d’investissement direct (participations aux fonds propres et credits au sein du groupe) en fin d’annee, sur les flux financiers qui, au cours de l’annee, portent sur des participations aux fonds propres (fondations, acquisitions, ventes, augmentations de capital, etc.), des credits au sein du groupe et des benefices reinvestis. Ceux-ci representent la part du resultat d’exploitation qui n’est pas distribuee. Ils permettent a l’investisseur direct de renforcer sa position sans avoir a exporter, au sens strict, des capitaux. En outre, des donnees sont demandees aux entreprises sur l’effectif de leur personnel en Suisse ainsi que dans leurs filiales et succursales a l'etranger. Evaluation des capitaux d’investissement direct en fin d’annee Les montants en fin d’annee reposent sur des valeurs comptables. Ces valeurs sont en general inferieures aux valeurs marchandes. Rapport entre la variation du volume des capitaux d’investissement direct et les flux de capitaux Bien que les flux de capitaux influent sur le volume des capitaux d’investissement direct, on ne peut, a partir d’une variation du volume, tirer des conclusions sur les flux de capitaux et inversement. Les variations du volume proviennent aussi de facteurs qui n’apparaissent pas dans les flux de capitaux. Ainsi, le volume peut varier a cause de l’evolution des cours de change, d’une modification dans la methode comptable (adaptation aux normes comptables internationales, par exemple), etc. Lors d’une acquisition, le «good-will» ou survaleur (difference entre le prix d’achat et la valeur comptable de l’entreprise) conduit a des flux de capitaux qui peuvent etre superieurs a l’augmentation du volume des investissements. D’un autre cote, les acquisitions qui sont financees a l’etranger ne donnent pas lieu a des sorties de capitaux. Repartition par pays Dans les investissements directs suisses a l’etranger, on tient compte autant que possible du pays du beneficiaire final («last beneficial owner»). Dans la pratique toutefois, ce principe ne peut etre applique dans chaque cas. Dans les investissements directs etrangers en Suisse, la repartition est toujours faite en fonction du pays de l’investisseur immediat. Repartition par branches La repartition par branches est faite selon l’activite principale de l’entreprise en Suisse. Les avoirs et engagements exterieurs de la Suisse englobent les investissements de portefeuille, les investissements directs, les reserves monetaires de la Banque nationale, mais aussi les autres avoirs et engagements financiers des residents vis-a-vis de l’etranger. Les investissements directs comprennent le capital social et les credits accordes aux filiales a l’etranger. Les investissements de portefeuille portent sur les actions, parts de fonds de placement, emprunts obligataires et papiers monetaires. Les credits bancaires constituent la majeure partie des autres avoirs et engagements financiers vis-a-vis de l’etranger. Autant que possible, les avoirs et engagements sont evalues et ventiles conformement aux recommandations du Fonds monetaire international. En fin d’annee, ces actifs et passifs sont evalues aux prix du marche, a l’exception des investissements directs qui sont pris en consideration a leur valeur comptable. En outre, l’encaisse-or de la Banque nationale est evaluee au prix officiel en vigueur a fin 1999. En 1999, les actifs suisses a l’etranger ont progresse d’un cinquieme pour atteindre 1972 milliards de francs. Les passifs envers l'etranger ont augmente de 23%, passant a 1416 milliards de francs. Tant du cote des actifs que de celui des passifs, la croissance a atteint presque le double de celle de 1998. La position nette vis-a-vis de l’exterieur s’elevait a 556 milliards de francs a fin 1999. Elle s’est accrue de 62 milliards de francs, apres une progression de 45 milliards en 1998. En pourcentage du produit interieur brut, elle s’inscrivait a 143% a fin 1999, contre 130% un an auparavant. Pour l’essentiel, la variation de la position exterieure nette decoule des nouveaux investissements operes, ainsi que de l’evolution des cours boursiers et de change. La vive expansion que les avoirs a l’etranger ont enregistree en 1999 s’explique a raison des trois quarts par de nouveaux investissements. Le quart restant a resulte avant tout de la hausse des cours des titres et de la revalorisation du dollar des Etats-Unis. La croissance des passifs envers l’etranger est due pour 70% environ a de nouveaux investissements et pour 30% a des variations dans l'evaluation. Apres une progression de 15% en 1998, les investissements en titres etrangers ont augmente de 26% pour s’etablir a 811 milliards de francs a fin 1999. Ils formaient 41% de l’ensemble des actifs a l’etranger, contre 39% a fin 1998. Les placements en actions se sont accrus de 50%, et ceux en parts de fonds de placement, de 29%; ces fortes expansions s’expliquent par de nouveaux investissements, pour des montants eleves, et par la hausse des cours boursiers des titres. Les titres de creance (emprunts obligataires et papiers monetaires) constituaient la moitie environ des investissements de portefeuille. A fin 1999, ils depassaient de 11% leur montant de fin 1998; leur augmentation a donc ete nettement moins forte que celle des titres de participation. En 1999, les capitaux d’investissement direct a l’etranger ont progresse de 21%, passant a 308 milliards de francs. Leur croissance a decoule des investissements eleves que les entreprises suisses ont operes a l’etranger. En 1998, les capitaux d’investissement direct a l’etranger avaient peu augmente a la suite surtout de l’evaluation faite en fin d’annee. Les avoirs a l’etranger de la Banque nationale s’etablissaient a 70,3 milliards de francs a fin 1999, contre 69 milliards un an auparavant. Ces avoirs ayant peu progresse, leur part a l’ensemble des actifs suisses a l’etranger a une nouvelle fois diminue legerement. Les autres actifs a l’etranger – avant tout des credits bancaires – atteignaient 783 milliards de francs a fin 1999. Ils depassaient de 16% le montant observe un an auparavant. Du fait de la forte expansion des creances sur les banques a l’etranger, les credits bancaires se sont accrus de 18%, passant a 538 milliards de francs. Composition des passifs envers l’etranger En 1999, les titres suisses en mains etrangeres ont augmente de 12% pour s’etablir a 543 milliards de francs. De ce montant, 77% etaient des actions et 13% des parts de fonds de placement, le solde etant constitue de titres de creance. Les parts de fonds de placement en mains etrangeres se sont vivement accrues; a fin 1999, elles depassaient de 29% leur montant de fin 1998. Par contre, les actions suisses en mains etrangeres ont nettement moins augmente, les non-residents ayant peu investi dans ce domaine en 1999. Les investissements directs etrangers en Suisse ont, en 1999 egalement, marque une forte expansion. Les entreprises etrangeres ont en effet beau-coup investi en Suisse. Depuis 1995, les capitaux d’investissement direct etrangers en Suisse ont presque double pour atteindre 125 milliards de francs. Les autres passifs envers l’etranger s’etablissaient a 749 milliards de francs a fin 1999. Ils ont augmente de 32% a la suite surtout de l’expansion massive des engagements envers les banques. Ces engagements se sont accrus de 38% pour atteindre 549 milliards de francs. Les engagements des entreprises – credits obtenus de l’etranger – depassaient de 7% leur montant de fin 1998. Entre fin 1998 et fin 1999, la part des actifs en francs suisses a diminue, passant de 19% a 15%. Celle des placements en dollars des Etats-Unis a en revanche augmente de 3 points pour s’etablir a 34%. La part de l’euro – y compris les monnaies nationales des pays participant a l’Union monetaire europeenne – a l’ensemble des actifs a l’etranger s’elevait a 25% a la fin de la premiere annee apres le lancement de la monnaie unique europeenne.