L’annee precedente, des pertes subies par des filiales avaient entraine un desinvestissement de 0,3 milliard de francs. Les flux de capitaux des societes financieres et holdings ont double, passant de 6,6 milliards en 1998 a 13,2 milliards de francs en 1999. Les compagnies d’assurances ont investi a l’etranger – principalement pour des acquisitions – 9,9 milliards de francs, soit un montant superieur de 1,9 milliard a celui de 1998. Les exportations de capitaux des entreprises appartenant aux transports et communications ainsi qu’au groupe «Autres services» ont elles aussi vigoureusement augmente d’une annee a l’autre. Les entreprises du secteur secondaire ont investi a l’etranger 10,7 milliards de francs en 1999, soit un montant depassant de 1 milliard celui de 1998. D’une annee a l’autre, les entreprises des groupes «Electronique, energie, optique et horlogerie» et «Chimie et plastique» ont nettement accru leurs flux de capitaux vers l’etranger, alors que celles des groupes «Autres industries et batiment» et «Metallurgie et machines» les ont reduits. En 1999, les pays de l’UE ont absorbe pres de la moitie des exportations suisses de capitaux en vue d’investissements directs. Du fait d’acquisitions operees par des compagnies d'assurances, les flux de capitaux vers le Royaume-Uni ont sensiblement augmente, passant de 4,3 milliards en 1998 a 8,5 milliards de francs en 1999. En outre, les flux vers l’Allemagne et l’Irlande ont eux aussi progresse sensiblement. Les exportations de capitaux vers l’Irlande ont ete effectuees principalement par des societes financieres et holdings. Les Etats-Unis ont beneficie d’un afflux de 14,5 milliards de francs, soit un montant depassant de 11,3 milliards celui de 1998. Ces fonds ont ete investis par des entreprises du secteur financier et de la chimie. Le Japon a accueilli 0,7 milliard de francs en 1999. Les annees precedentes, les entreprises suisses n’avaient guere fait d’investissements directs dans ce pays. Les flux de capitaux vers les pays nouvellement industrialises ont diminue a la suite principalement d’investissements moins eleves aux Philippines. Volume des capitaux d’investissement direct Entre fin 1998 et fin 1999, le volume des capitaux d’investissement direct a l’etranger a augmente de 21% pour s’etablir a 308 milliards de francs. Celui du secteur des services s’est accru de 39%, passant a 203,2 milliards de francs. De ce montant, plus de 80% revenaient aux banques, aux societes financieres et holdings ainsi qu’aux compagnies d’assurances. Le volume des capitaux d’investissement direct des entreprises du secondaire a diminue legerement en 1999 pour s’inscrire a 104,6 milliards de francs. La part du secteur secondaire au volume total a par consequent recule, passant de 42% a fin 1998 a 34% a fin 1999. Ainsi, la tendance a l’augmentation de la part du secteur tertiaire et a la diminution de celle du secteur secondaire, tendance qui est observee depuis quelques annees, a continue en 1999. Le volume des capitaux d’investissement direct detenu dans les pays de l’UE representait 47,2% du total a fin 1999, contre 46,9% un an auparavant. Au sein de ces pays, les parts investies en Allemagne et en Irlande ont nettement augmente. Les Etats-Unis ont vu leur part diminuer legerement et passer a 22%. A fin 1995, 25% des capitaux suisses d’investissement direct etaient detenus dans ce pays. La part investie dans les pays nouvellement industrialises d’Asie a continue a progresser quelque peu. Singapour domine dans ce groupe de pays, etant donne le role qu’il joue en tant que place financiere. Sa part a l’ensemble des capitaux d’investissement direct suisses a l’etranger s’elevait a 4,5% a fin 1999, alors qu’elle etait encore inferieure a 1% a fin 1995. A fin 1999, les entreprises suisses occupaient 1,61 million de personnes a l’etranger. Les emplois se sont accrus legerement dans les pays nouvellement industrialises et les pays en developpement, mais cette progression a ete compensee par un repli dans les pays industrialises. Les entreprises du secteur secondaire occupaient 935 000 personnes a l’etranger, soit 57,9% de l’effectif total. En 1999, elles ont reduit de 2% leur personnel a l’etranger. En revanche, les emplois dans le secteur secondaire ont augmente de 3,3%, passant a 679000. Importations de capitaux Les entreprises etrangeres ont opere des investissements directs en Suisse pour un montant de 17,1 milliards de francs en 1999, contre 13 milliards en 1998. Comme les annees precedentes, l’afflux de fonds a donc augmente sensiblement. Les importations de capitaux en vue d’acquisitions et d’augmentations de capital ont porte sur 7,4 milliards de francs, contre 5,1 milliards en 1998. Les benefices reinvestis dans les filiales en Suisse se sont accrus de 2,5 milliards pour atteindre 9 milliards de francs. Dans les services, des capitaux etrangers ont ete investis pour 13,9 milliards de francs, contre 9,9 milliards en 1998. Cet accroissement a decoule avant tout d’acquisitions dans les transports et communications ainsi que dans les compagnies d’assurances. D’une annee a l’autre, les importations de capitaux ont augmente legerement dans les societes financieres et holdings (5,3 milliards de francs en 1999) et dans le secteur secondaire (3,2 milliards). Les fonds ayant afflue dans le secteur secondaire ont ete investis avant tout dans le groupe «Electronique, energie, optique et horlogerie». Les flux de capitaux des pays de l’UE ont atteint 9,6 milliards de francs, contre 5,6 milliards en 1998. De ce montant, 5,2 milliards de francs provenaient du Royaume-Uni. L’Allemagne a investi 3 milliards de francs, alors que les Pays-Bas ont rapatrie des capitaux pour 1,1 milliard. Les Etats-Unis ont opere des investissements directs en Suisse pour 8,8 milliards de francs, soit pour un montant depassant de 2,2 milliards celui de 1998. Quant aux entreprises japonaises, elles ont une nouvelle fois rapatrie des capitaux (1,5 milliard de francs en 1999). Volume des capitaux d’investissement direct En 1999, les capitaux d’investissement direct etrangers en Suisse ont augmente de 25,7% pour s’etablir a 124,6 milliards de francs. Une progression a ete observee dans toutes les branches, a l’exception de la chimie et des machines. Quatre cinquiemes des capitaux etrangers etaient investis dans le secteur des services, et un cinquieme revenait a l’industrie. Au sein des services, les societes financieres et holdings occupaient le premier rang, et tres nettement, avec un volume de capitaux investis de 54,1 milliards de francs (progression en 1999: 24%). A fin 1999, un tiers environ des capitaux d’investissement direct etrangers provenait des Etats-Unis (28% un an auparavant). Les pays de l’UE avaient une part de 64%, contre 66% a fin 1998. Parmi eux, les principaux etaient les Pays-Bas (22,2 milliards de francs), l’Allemagne (16,2 milliards) et la France (15,9 milliards). Les entreprises japonaises ayant rapatrie des fonds investis en Suisse, leur part a diminue pour s’etablir legerement au-dessous de 1%. Definition Celui qui effectue un investissement direct veut influer directement et durablement sur l’activite d’une entreprise. Habituellement, il y a investissement direct a l’etranger quand un investisseur participe pour au moins 10% au capital (avec droit de vote) d’une entreprise sise a l’etranger ou fonde une filiale ou une succursale a l’etranger. Enquete La Banque nationale suisse recueille chaque annee des donnees sur les participations transfrontieres, en d’autres termes sur les investissements directs suisses a l’etranger et sur les investissements directs etrangers en Suisse. L’enquete porte sur la situation en fin d’annee. Fondements juridiques L’enquete sur les investissements directs repose sur l’article 2 de la loi du 9 octobre 1992 sur la statistique federale. L’ordonnance du 30 juin 1993 concernant l’execution des releves statistiques federaux charge la Banque nationale de l’enquete. La participation a l’enquete est obligatoire pour toutes les entreprises ayant des capitaux d’investissement direct de plus de 10 millions de francs.